DISCO LOW COST


Alléluia, c’est déjà Noël, l’album inédit de DISCOLOKOSST vient d’arriver dans les bacs, neuf perles, enregistrées durant l’été 1981 pour un projet d’album, qui comme souvent n’a pas vu le jour en raison de la la turbulence du groupe.


 


La seule trace vinylique de leur vivant est  l’excellente version live de “Rock Ist Rock/C’est Pas Assez” immortalisée sur la compilation “Rock au  Palladium 81” (Heroic records), dont le master original a été ressuscité aujourd’hui pour la bonne cause.


 


Issus de la seconde vague Punk 78-81, ils ont su se démarquer des autres groupes, suisses, tant par la provocation de leurs textes “Découiller Quelque Part”/“Les Babas sous-hommes”, que l’infantilisme de ceux-ci, avec même  une petite pointe de surréalisme “Ma Petite Amie Est Brune”, un vrai bijou.


 


Ceux, dont la bière n’a pas entièrement brûlé les neurones,


se  souviennent certainement que ce combo genevois, déchaînait passions et haines, leur style radical  ne laissait pas de doutes  quant à leur intention de brouiller les cartes, leur vrai message était justement qu’ils n’en avaient pas !


 


Leurs détracteurs étaient aussi passionnés que leurs fans… les premiers ne pouvaient s’empêcher de les taxer de faccistes prenant leurs textes au premier degré, alors que les seconds pouvaient faire des kilomètres en auto-stop pour ne  pas rater leurs prestations parfois sanglantes, vous allez voir pourquoi, un peu plus bas…


(MEANS THE INTERVIEW IS DOWN THIS TEXT)


 


Si leur courte histoire vous intéresse ou vous écœure, jetez donc un oeil sur HOT LOVE Swiss Punk and New Wave 76-80, livre dans lequel vous y découvrirez  leur histoire avec des photos inédites et n’attendez surtout pas l’année prochaine pour acheter leur disque, il n’y a que mille copies pour le monde entier ! Bonne fêtes quand-même.


 


Oktay Gürbüz


Nelson BC, novembre 2007


 


 


 


Intro Interview if you want….


 


“Après plus de 25 ans de silence, le groupe rock genevois DISCOLOKOSST a refait parler de lui à l’automne 2006 suite à l’édition du livre HOT LOVE Swiss Punk and New Wave 76-80 et aujourd’hui encore avec la parution de leur très attendu album inédit !”


 


 


Interview téléphonique de Philippe STÜCKI  membre fondateur,


par Oktay GÜRBÜZ  le 14 novembre 2007.


 


OG


Etiez-vous un vrai groupe punk, ?


 


La seule chose qui nous intéressait c’était l’éclate et la provoc,


sinon notre musique était assez punk.


 


OG


Quelles étaient vos influences musicales et politiques ?


 


Nous n’avions pas d’influences politiques, on voulait juste provoquer, par esprit de contradiction… “Nucléaire”, faire parler de nous, c’est tout.


 


Musicalement, nous étions sensibilisés par des groupes plutôt déjantés comme les Cramps,  Ramones, Métal Urbain et même les Flying Lizards sur “Con Bête Et Laid”. De mon côté j’avais également un faible pour une chanteuse Disco, Dee D. Jackson et son “Galaxy Police”, d’ailleurs dans cet esprit, il existe une version funky de “La Grosse Lulu”.


 


OG


Qui faisait quoi dans le groupe ?


 


Matias au micro, Ross à la basse, moi aux synthés, boîte-à-rythmes et choeurs, il y avait également Plastic (Yves Arnold) qui officiait aux synthés quand il ne  jouait pas sous le nom de Xerxès Von Munsrhein, c’est d’ailleurs lui qui a fait l’incroyable intro de “Extrême droite” sur l’album.


 


OG


Quel était votre public ?


 


D’abord nos copains, les gens qui allaient aux concerts, la mouvance punk…


 


 


 


 


 


OG


Comment les jeunes musiciens rock étaient-ils  perçus par les adultes en ce temps là ?


 


Nous étions plutôt considérés comme des voyous, des gens à problèmes…,


Certains croyaient même que nous étions fascistes. En janvier 81 Jean-Philippe Rapp de la Télévision suisse romande avait fait un petit sujet sur les jeunes, dans un programme  intitulé “Laisser  nous vivre”, Matias avait pu expliquer que nous n’étions qu'un groupe de provoc et que si nous étions sous un régime totalitaire, nous serions les premiers déportés !


 


OG


Y avait-il à Genève, en Suisse un circuit rock pour les groupes alternatifs comme en France ou Angleterre.


 


A ce moment-là, il n’y avait aucune structure pour personne, pas de labels indépendants actifs sur Genève, il n’y avait que “CHANGé” une association de fans de rock, motivée à organiser des concerts, ce qui nous a permis de jouer en première partie de  UK SUBS au Palladium. D’ailleurs ce soir-là nous avons


eu une jolie prise de tête avec eux, car leur ingénieur son avait saboté le


Nôtre  !


 


OG


Comment est né le projet de sortir ce disque après plus de 25ans de silence ?


 


Je reçois un jour un téléphone d’un gars qui m’explique que lui et son pote, souhaitent savoir s’il existe des bandes inédites pour faire un disque, car ils ont l’intention d’éditer  les archives des groupes punks genevois.


 


A force de fouiller dans les armoires des uns et des autres, nous avons finalement retrouvé la bande master qui devait sortir à l’époque…


 


OG


Qui a produit la session d’enregistrement en 1981, aviez-vous un deal?


 


Notre premier manager Ordure (Dominique Benoît), était motivé à financer


un album de nos chansons et ainsi éviter les perpétuelles copies de copies


de cassettes entre copains, à ce moment là nous n’avions aucun contrat


ou direction artistique.


 


Nous avons enregistré huit morceaux à la suite aux studios THC d’Yves Roth (CODE), je supervisais la session et faisait les arrangements sur bandes 16 pistes.


 


OG


Pourquoi le groupe a-t-il splitté ?


 


C’est très simple, Matias est parti à l’armée en Colombie et cela a été la fin


du groupe.


 


 


 


OG


Quel effet cela vous fait-il, que l’on s’intéresse à vous seulement maintenant


alors que le groupe n’est plus.


 


Moi, cela me fait ni chaud ni froid, si le disque peu satisfaire certains, tant mieux. Pour Matias et Ross, je pense que cela leur fait plutôt plaisir.


 


OG


Que sont devenus les membres du groupe après la séparation ?


 


De mon côté j’ai fait un projet “Rapcore” avec la collaboration


de Ross.


 


OG


Y a t-il en encore d’autres documents sonores  dans vos tiroirs ?


 


Effectivement, il reste quelques  cassettes et bandes Revox  de répétitions


et concerts.


 


OG


Avez-vous encore des projets musicaux ?


 


Non


 


OG


Une dernière question, la légende dit que vous avez fait un concert dans un


Séminaire aspergés de sang, est-ce vrai ?


 


Nous avons effectivement fait un concert dans un ancien Séminaire à Fribourg, le concert était organisé par Franz Treichler (Jof And The Ram/The Young Gods), il nous avait vu au Palladium de Genève un soir où Matias avait eu la bonne idée de se couvrir de sang de boeufs et de viande hachée.


 


Il nous à demandé de jouer à Fribourg et de faire pareil, ce que nous avons


bien sûr fait ! Ce soir-là, Les Missing Links étaient également  à l’affiche.


 


THE « CHANGé » ASSOCITION IS WRITTEN WITH PUNK SPELLING !